#NuitsDeboutBXL #NuitDebout #52Mars - Compte Rendu

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Message par DanielB le Sam 23 Avr - 14:11

Dès le départ, cette soirée du 52 mars a commencé dans la bonne humeur avec la préparation du buffet, accompagné par les chants des Divas Dugazon.

Notre premier invité, Kim Lequang, est un militant de longue date qui se bat pour l'accès à l'eau inconditionnel. S'il prend la parole, c'est pour expliquer que l'eau doit être un bien public, accessible à tous. Il expliqueque certains pays dictatoriaux fournissent de faux chiffres à l'ONU sur l'eau. Il y aussi le cas de pays du sud où l'eau est utilisée comme moyen de pression par les gouvernements ou les milices. Les sécheresses transforment en effet l'accès à l'eau en point stratégique.

L'intervenant explique que le principal problème reste la question de la privatisation de l'eau. En Bolivie, par exemple, une tentative de privatisation de l'eau en 2000 a engendré une hausse des prix. Celle-ci adébouché sur une révolte, la « guerre de l'eau de Cochabamba ». En Inde, depuis 20 ans, Coca Cola a pompé l'eau des villages, ce qui a aussi conduit à des révoltes et une condamnation de Coca Cola. Dans cet exemple le peuple a finalement réussi à se faire entendre, ce qui n'est pas le cas du Mexique. En effet, le président est un ancien PDG de la multinationale américaine qui lui a permis d'exploiter les nappes phréatiques du territoire. Aujourd'hui, il est devenu plus facile (et moins cher) de se procurer du coca que de l'eau potable au Mexique.

Malheureusement, il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin pour être confronté à des cas de privatisation de l'eau. En France et en Belgique, les gouvernements ont aussi tenté plusieurs fois de privatiser l'eau. Et même si l'eau reste un bien public dans ces deux pays, les prix ne cessent d'augmenter, ces dernières années.

Le débat démarre véritablement après cette présentation de la situation. Une veilleuse, surnommée "H2O" en référence au sujet abordé, dénonce avec insistance les dangers liés aux dégâts que nous faisons dans les nappes phréatiques. On souligne les risques de la biochimie et le fait qu'à l'heure actuelle toutes les réserves d'eau sont polluées d'une manière ou d'une autre. Certains font même part de certaines théories selon lesquelles le gouvernement ajouterait délibérément dans l'eau des substances censées rendre la population plus docile. Kim Lequang explique que cette théorie est fausse. Un autre Deboutiste insiste sur le fait qu'en investissant ne fut-ce que 10% du budget consacré à l'armement mondial dans l'accès à l'eau, le problème serait déjà réglé depuis longtemps.
Un intervenant rappelle la situation irlandaise quant à la privatisation : le gouvernement a voulu prendre une mesure d'austérité et mettre fin à la gratuité de l'eau. Le peuple s'est opposé à cette mesure, si bien que 56% de la population a refusé de payé la taxe, menant à l'annulation de celle-ci.

Par la suite, la danseuse Coline Billen nous a offert un spectacle impressionnant de danse contemporaine, sur une musique engagée sur le thème de la guerre en Palestine.

Le second invité, Gregory Dahan, spécialiste de la nourriture bio, parle ensuite des solutions à apporter pour changer notre mode de consommation afin de préserver la planète, mais également notre santé. Pour lui, la première étape est de changer nos habitudes individuelles de consomassion. Il évoque ensuite le boycott comme arme de poids pour lutter contre les multinationales.
Un nuitard demande à Grégory « Quid des employés des industries agroalimentaires si on boycotte ? Il faut penser à eux aussi. » Grégory propose d'instaurer un système d'économie circulaire, pour créer des emplois locaux et favoriser les échanges à plus petite échelle. Ce qui permettrait d'intégrer les employés à ce nouveau modèle. Un autre intervenant nous propose le documentaire "Heartling" qui dénonce l'industrie agro-alimentaire et les maltraitances envers les animaux.

Une pause musicale s'en suit: un petit orchestre original avec de nombreux instruments (clarinettes, guitares, tambourins) suivi d'un air de Bach interpretté au piano par Thomas Wellbroek.

Les prises de paroles libres reprennent ensuite. La cellule artistique nous rapelle son atelier caviardage.Des petits rappels sur les événements futurs des Nuits Debout : un gros projet est en cours pour le 1er mai (et toute aide est la bienvenue).
Un groupe "Nuit Debout Vidéos" va être créé dès à présent et toute personne qui aura filmé des bribes de soirées (précédentes ou à venir) pourra les poster et nous en feront ensuite des montages représentatifs des Nuits Debout. Des étudiants de l'ULB tentent de promouvoir un projet de "potager urbain" sur le campus et appellent chacun à les rejoindre chaque dimanche sur le campus du Solbosch à proximité du bâtiment des sports de l'université.  

Un Nuitard déplore l'anesthésie générale qui touche toutes les grandes villes et clame qu'il est aujourd'hui temps de se réveiller politiquement, sociale et de s'intéresser à la chose publique! Il souligne la noble initiative que sont les Nuits Debout.  
Un jeune veilleur nous improvise "Hit the road, Jack" de Ray Charles, avant de laisser la parole à notre troisième invité, François Licoppe, nous lis un texte sur l'économie et l'agro-crapulisme (un concept qu'il a lui-même forgé). Dans ce texte, il revient sur l'histoire agricole, les luttes politiques sur ce domaine, la hausse des prix et l'exploitation des resources par les plus riches. Il évoque aussi une série de désastres agricoles ayant eu lieu dans plusieurs pays au cours des siècles.

La Nuit Debout "Auberge" se clôture avec la projection de plusieurs cour-métrages et documentaires, tandis que d'autres improvisent quelques rythmiques un peu plus loin.

Toi aussi, viens prendre librement le micro !
La nuit est à nous !

DanielB

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